Tribune: Depénaliser pour respecter les vies des Travailleuses du sexe

DEPENALISER POUR RESPECTER LES VIES DES TRAVAILLEUSES DU SEXE

Tribune collective de 130 Travailleuses du sexe, prostituées, escorts.

Dans une tribune parue dans le Monde du le 9 Janvier 2019 et intitulée Dépénaliser serait une catastrophe, des médecins abolitionnistes se croient experts de nos vies, en particulier « sexuelles et relationnelles », qu’ils ne connaissent manifestement pas. Très préoccupés par l’état de nos bouches, vagins et rectums, ils nous qualifient de « personnes achetées », évoquent nos « vulves déformées » et nos « vagins cicatriciels », amalgamant des cas de violences extrêmes avec l’ensemble des travailleuses du sexe, comme si une activité sexuelle régulière pouvait détruire nos appareils génitaux. Cela prêterait à rire, si ce n’était pas autant pris au sérieux.

Nous leur répondons : Arrêtez d’instrumentaliser nos souffrances supposées, réelles ou imaginaires. Arrêtez d’utiliser vos positions d’autorité pour propager vos mensonges et nous stigmatiser. Nos bouches, vagins et rectums, pénétrés ou non, ne vous appartiennent pas. Nous comprenons que les lobbys prohibitionnistes soient paniqués à l’idée de perdre leurs subventions à la possible abrogation de la pénalisation de nos clients . Mais l’outrance des propos tenus devraient leur faire perdre tout crédit.

Toutes les instances sanitaires nationales et internationales (OMS, ONUSIDA, The Lancet), toutes les associations œuvrant pour la santé (MDM, AIDES, Planning Familial) recommandent la décriminalisation du travail sexuel. C’est pour cette raison qu’un petit groupe de médecins prohibitionnistes, dont environ la moitié travaille avec des organisations anti-prostitution, est appelé à la rescousse contre toutes les preuves scientifiques.

Lire la Tribune dans son intégralité sur le site Le Monde

Signataires (les présentations souhaitées par les personnes concernées sont respectées) :

Marianne Chargois (Travailleuse du sexe depuis 15 ans), Pesha Shatte (Travailleuse du sexe), Giovanna Rincon  (Trans-féministe-séropo et Travailleuse du sexe), Sonia Verstappen (Travailleuse du sexe, 36 années d’activité), Thierry Schaffauser (Travailleur du sexe), , Fathy Ben Soussan (Prostituée au Bois de Vincennes), Carole Ben Amar (Prostituée au Bois de Vincennes), Precilia (Travailleuse du sexe de la  rue Saint Denis), Sarah D. (Ex-Prostituée), Christine Lyon (Travailleuse du sexe depuis 30 ans, 53 ans), Celia Lemberg (Travailleuse du sexe), Eva Vocz (Travailleuse du sexe),Amar (Travailleuse du sexe), , Anais Marrand (Travailleuse du sexe), Louisa Rose (Travailleuse du sexe), Margaux (Travailleuse du sexe), Eris (Travailleuse du sexe), Camille Thomas (Travailleuse du sexe depuis 2008), Yumie (Travailleuse du sexe), Shecat (Travailleuse du sexe), Cybèle Lesperance (Travailleuse du sexe), AST (travailleur du sexe), The girl named B (Travailleuse du sexe), , Romy Alizée (Travailleuse du sexe et photographe), Mona et Lou (Travailleuses du sexe), Mylène Juste (Travailleuse du sexe, porte-parole du collectif des femmes de Strasbourg-Saint-Denis), Barbuschka (Escort), Sandra Jessy Sylvie (Travailleuse du sexe), Laura Fifi Myriam (Travailleuse du sexe), Marie (Travailleuse du sexe depuis 22 ans), Pascale Humbert (Prostituée au Bois de Vincennes) , Claudette Semori (Prostituée au Bois de Vincennes) , Melina Du Lac (Prostituée au Bois de Vincennes) , Dominique Nogent (Prostituée au Bois de Vincennes), Nadia Larivière (Prostituée au Bois de Vincennes), Nathalie Daumesnil (Prostituée au Bois de Vincennes), Sally Saillant (Prostituée au Bois de Vincennes), Marie-Josée Ziani (Prostituée au Bois de Vincennes), Jackie Denis (Prostituée au Bois de Vincennes), Carla Guteriez (Prostituée au Bois de Vincennes), Alice Rico (Prostituée au Bois de Vincennes), Chloé Titouan (Prostituée au Bois de Vincennes), Christine Demaison (Prostituée au Bois de Vincennes), Helena Nadir (Prostituée au Bois de Vincennes), Isabelle Rouget (Prostituée au Bois de Vincennes), Samantha Avrillaud (Prostituée au Bois de Vincennes), Luk Transboy (Escort), Jolielouve (15 ans de puterie), Annabelle D. (Travailleuse du sexe, 26 ans), Moïra C. (Travailleuse du sexe), Anaïs de Lenclos (Travailleuse du sexe), Rita (Travailleuse du sexe), Louise Athénaïs (Travailleuse du sexe depuis 6 ans), Lea R. (Travailleuse du sexe), Lisa (Travailleuse du sexe depuis 12 ans, 42 ans), Julie (Travailleuse du sexe), Viviane R. (Travailleuse du sexe), Annabelle (Travailleuse du sexe), Ganika Kaur R. (Prostituée depuis 9 ans), Agathe L. (Travailleuse du sexe depuis 10 ans), Luna ((Travailleuse du sexe depuis 17 ans), Euryale Ferger (Dominatrice professionnelle depuis 4 ans), Oly Vendeaume (Camwhore, travailleur du cul), Anne-lise C. (Travailleuse du sexe depuis 4 ans), Mirek (Travailleuse du sexe), Bug Powder (Escort depuis 8 ans), Sarah B. (Escort depuis X temps), Charlotte Duval (Travailleuse du sexe depuis 4 ans), Loubna Ouilli (Ex Prostituée), Marla (Travailleuse du Sexe depuis 8 ans), Marine (Travailleuse du sexe), Lucie C. ( Travailleuse du sexe), Anna (Escort), Liuobia (Travailleuse du sexe), Barbara Elbène (Escort), Anton S (Travailleur du sexe depuis 6 ans), Mélatonine Brod (Pute), Manon Le Roux (Pute), Maxime Maes (Travailleur du sexe), Mathilde (Travailleuse du sexe depuis 1 an), Celeste Vial (Travailleuse du sexe), Rachel (Travailleuse du sexe), Sacha Bel-Ami (Travailleur du sexe), Beverly Ruby (Travailleuse du sexe), Lou (Escort), Tatiana (Travailleuse du sexe), Haritz Sanchez (Travailleur du sexe), Helena Rossi (Travailleuse du sexe), Fanny (Travailleuse du sexe), Boubekeur Inès (Travailleuse du sexe et hardeuse porn depuis 5 ans), Misungui Bordelle (Travailleuse du sexe), Rose (Escort Travailleuse du sexe), Alberte (Travailleuse du sexe), Adeline A. (Travailleuse du sexe, 25 ans), Will (Travailleur-se du sexe), Oriana L. (Travailleuse du sexe), Laura (Prostitué-e), Mantegna (Travailleur du sexe), Axelle de Sade (Dominatrice), Mia More (escorte), Matieu (Travailleur du Sexe depuis 5 ans), Blanche (Travailleuse du sexe), Katie Ray (Escorte), Juan Florian Silva (Puta), Tom Nina (Travailleur du sexe, Co-responsable commission TraitementS RechercheS Act-up Paris), Vénus Liuzzo (Pute), Esther (Pute), Mimi Aum Neko (Pute, trans et migrante, co-présidente d’Acceptess Transgenre et co-sécretaire de TGEU – Transgender Europe), , Géraldine Claise (Escorte, dominatrice,trans), Mélodie Nelson (Travailleuse du sexe), Hanna (Travailleuse du sexe, 22ans), Alex (Travailleur du sexe depuis 8 ans), Beryl (Ex-travailleuse du sexe), Jenny (Travailleuse du sexe depuis 2 ans), Iris (Ex-Prostituée), Isatis (Travailleuse du sexe), Mevena (Travailleuse du sexe), Margot M. (Ex-Travailleuse du sexe, étudiante), Anaïs (Travailleuse du sexe), Maëlys Girasole (Prostituée), Manouel (Escort), Ariana Lopez (Travailleuse du sexe), Rosa (Escort, 38 ans), Alix C. (Travailleur du sexe), , Angélique L. (Escort 48 ans), Anaïa (Travailleuse du sexe depuis 1 an et demi), Azi (Escort), Morgan D. (Escort depuis 9 ans), Morthy de Vase (Travailleuse du sexe), Marie Lajoie (Travailleuse du sexe depuis 27 ans),  Tan Polyvalence (Sex Educatrix)

Exposition collective : Parental Advisory Explicit Females

Image d'en tête : Rebecca Dorothy

Cette exposition photos / vidéos propose de découvrir les œuvres de 3 collectifs et de 12 artistes travailleuses du sexe / Commissariat : Maïa Izzo-Foulquier
L'Expo sera visible tout au long du SNAP! / VEN 2-3-4 NOV / HALL / Entrée libre
vernissage VEN 2 NOV / 18H / Hall

Sans surprise, Parental Advisory Explicit Females met à l’honneur l’autoreprésentation et l’art pute ! Les œuvres présentées ont toutes été créées directement par des travailleuses du sexe ou en collaboration active avec celles-ci, au sein de collectifs. L’exposition s’attache à rendre compte de la diversité des points de vues, des expressions et des identités des travailleuses du sexe en France et à l’international. Ainsi, les Backstage Stories de Rebecca Dorothy (Allemagne) nous laisse entrevoir quelques fragments intimes collectés lors de tournages de films érotiques, tandis que Reclamation and (Dis)atonement de Juniper Flemming (États-Unis) explore la relation entre les représentations contemporaines des travailleuses du sexe et les archétypes féminins de la peinture occidentale. Réalisé par le Sex Worker Feminist Collective (Afrique du Sud), le projet I am What I am vient quant à lui protester contre l’exclusion systématique des travailleuses du sexe de la part du féminisme institutionnel. Les collectifs Stella (Québec) et Debbie Doesn’t Do It For Free (Australie), qui œuvrent tous deux pour l’accès aux droits et le respect de la dignité des travailleuses du sexe, exposeront également plusieurs de leurs créations.

 Commissariat : Maïa Izzo-Foulquier

Unsurprisingly, Parental Advisory Explicit Females highlights self-representation and whore art. The works presented were all created directly by sex workers or in active collaboration with them, within collectives. The exhibition aims to show the diversity of views, expressions and identities of sex workers in France and in the rest of the world. For example, Germany’s Rebecca Dorothy’s Backstage Stories reveal some intimate fragments collected during the shooting of erotic films, while USA’s Juniper Flemming’s Reclamation and (Dis)atonement explores the relationship between contemporary representations of female sex workers and female archetypes in Western painting. Conducted by South Africa’s Sex Worker Feminist Collective, the I am What I am project comes as a protest against the systematic exclusion of female sex workers by the institutional feminism. Quebec’s collective Stella and Australia’s Debbie Doesn’t Do It For Free, both working towards access to rights as well as respecting the sex workers’ dignity, will also exhibit many of their creations.

Curator : Maïa Izzo-Foulquier  / www.zdwcorp.com

ARTISTES

Histoires de Putes

Romy Alizée (France)

Photographe et travailleuse du sexe, Romy Alizée (Romy Furie à l’écran) a découvert la photographie en tant que modèle érotique, métier qu’elle a exercé plusieurs années. En 2014, elle décide de passer derrière l’objectif et de poser un regard plus radical sur la nudité et la sexualité. Avec poésie et provocation, elle détourne les codes de la pornographie à travers une esthétique à la fois punk et vintage. Son travail a été publié dans Les Inrocks, Libération, Grazia et Playboy US. Son premier livre d’autoportraits Furie, sorti en 2018, est publié aux Editions Maria Inc.

www.romyalizee.fr

Ce serait bien plus pertinent de parler de grandes verticales

Clélia Barbut et Marianne Chargois (France)

Marianne Chargois est dominatrice, performeuse et membre active du Strass – Syndicat du Travail Sexuel.

Clélia Barbut est docteure en sociologie et en histoire de l’art, chercheuse associée et enseignante dans les universités Sorbonne Nouvelle et Rennes 2. Le texte présenté à l’occasion de l’exposition et un entretien en voix off sur les pratiques de la performance et du BDSM, entre politique-fiction, soin, jeux et travail du sexe.

http://www.cerlis.eu/team-view/barbut-clelia/

www.artwhoreconnection.org

Ex voto - Alexandre 

Céleste D. (Italie / France)

Suite à des études de mode et de design, Céleste D. travaille pour plusieurs créateurs à travers le monde et côtoie les fashion weeks. En 2013, elle s’installe à Paris où elle exerce ses activités d’artiste et de travailleuse du sexe, spécialisée dans le shibari et le BDSM. En 2017, Céleste organise un autodafé de l’ensemble de ses œuvres pour se défaire des influences du passé. L’œuvre présentée est une broderie réalisée en 2018 à base de lin et de fils de coton. Il s’agit d’un hommage à un client soumis, « qui aime se faire traiter comme un chienne et qui a payé mon loyer à Paris pendant huit mois ».

Contact :
vialactea.celeste@gmail.com

Backstage Stories

Rebecca Dorothy (Italie / Allemagne)

Née à Rome en 1993, Rebecca Dorothy cultive sa passion pour la photographie depuis l’enfance. Elle se rapproche peu à peu de la photographie érotique et décide de s’installer à Berlin pour développer sa pratique. À partir de ses propres expériences, elle aborde des thématiques comme le corps, la sensualité, l’intimité et l’identité. Comme une collection de fragments, ses images racontent des histoires où fusionnent la réalité et la fantaisie, l’amour et la passion, la nudité et le costume. Les photographies présentées pour cette exposition ont été capturées pendant les temps off de différents tournages de films érotiques.

http://rebecca-dorothy.tumblr.com

Reclamation and (Dis)atonement

Juniper Flemming (États-Unis)

Juniper Fleming est une artiste visuelle basée à Detroit. Diplômée de la School of Visual Arts en 2014, elle est actuellement étudiante à la Cranbook Academy of Arts. En 2016, elle se rapproche des arts vivants et du théâtre. Elle réalise, met en scène et performe sur les planches du Dixon Place Theatre (New York) une relecture post-porn de la pièce Sex de Mae West. En 2018, son film Predatory Prostitute a également été projeté lors du Sex Workers’ Festival of Resistance au MoMA et continue d’être diffusé à l’international.

www.juniperfleming.com

Qui $uce? + Le Féminisme Pute pour les Nul.LE.s

Thelma Hell (France)

Artiste, activiste et porte parole du Syndicat du Travail Sexuel (STRASS), Thelma Hell n’est ni à vendre ni à acheter, ni reprise ni échangée, ni jolie ni désolée.

www.zdwcorp.com

Blow Jobs Are Real Jobs

Kia (Royaume-Uni)

Kia est queer, biraciale, afro-américaine et non-binaire. Basé.e à Glasgow, cela fait plusieurs années qu’ielle évolue par allers-retours dans le milieu du travail du sexe car ielle est également artiste spécialiste de la broderie et étudiant.e en anthropologie. Son travail se concentre essentiellement sur la fétichisation de la sexualité non blanche et la stigmatisation qui entoure le travail du sexe. La pièce présentée est une broderie, un artisanat traditionnelle dont ielle s’empare de manière à la fois militante et subversive, afin de questionner l’idée de «travail de femmes».

www.instagram.com/Kiaawilliams

La Maman et la Putain

Miss LNI (Grèce)

Miss LNI est une artiste pluridisciplinaire. Elle travaille avec différents médias comme la vidéo, la performance, la photographie ou encore l’écriture. L’ensemble de son processus de travail engage le corps humain et le considère comme un enjeu politique majeur. Après des études en sciences politiques (Université d’Aristote, Grèce), elle s’installe en France où elle valide un Master 2 en cinéma (Sorbonne nouvelle, EICAR). Durant son parcours, sa curiosité sexuelle l’a menée au travail du sexe notamment en tant que modèle érotique et camgirl. La découverte des métiers du sexe a été pour Miss LNI un changement de vie radical, accompagné d’une démarche intellectuelle et artistique poussée. Elle réalise actuellement un livre de photographies afin de remettre en question la dichotomie Maman/Putain dans les codes contemporains de la féminité.

www.instagram.com/miss.lni

Kalachachatte

Racoline (France)

Racoline est une artiste pluridisciplinaire qui questionne les représentations sexuelles et de genre, et aime bien faire des trucs avec sa chatte.

Contact :
racoline.super@gmail.com

On se voit se voir

Paola Revenioti (Grèce)

Paola Revenioti, réalisatrice, photographe et travailleuse du sexe, est une figure emblématique de la contreculture grecque. Elle fait partie des premières militantes trans en Grèce, depuis la fin des années 1970. Entre 1982 et 1993 elle éditait Kraximo, la toute première revue queer en Grèce dont les premiers numéros portaient le sous-titre « toute activité rémunérée égale prostitution ». En 1985 a paru Saltarisma, un recueil de ses poèmes. En 1992, elle a co-organisé une des premières éditions du festival Gay Pride à Athènes. Depuis 2011, elle a réalisé une dizaine de films documentaires. En 2013, deux expositions rétrospectives de son œuvre photographique ont eu lieu, à Athènes et à Londres. Les photographies présentées ont été prises entre 1983 et 1985, une époque à l’érotisme décomplexé qui semble aujourd’hui révolue.

www.thebreedersystem.com/exhibition-details/paola/

www.youtube.com/PaolaRevenioti

Messages with my Ex + Chat Animations

Lily SFW (Royaume-Uni)

Travailleuse du sexe basée à Londres, spécialisée dans le webcamming et la création de contenu, Lily SFW est diplômée de la Goldsmiths, University of London. En tant qu’artiste et travailleuse du sexe, son travail vidéo se concentre sur les identités numériques, capables de conjuguer tout à la fois des stratégies économiques de marchandisation de soi, et une posture d’empowerment féministe. Son nom d’artiste est composé de son pseudo de travailleuse du sexe, Lily, et de la mention SFW qui signifie «Safe For Work».

https://vimeo.com/lilysfw

Contact :
lilysfw@gmail.com

Wish You Would Hear

Alex Tigchelaar (Québec)

Alex Tigchelaar est une travailleuse du sexe et une militante des travailleuses du sexe de Montréal, au Québec. Son entreprise, The Scandelles / Operation Snatch, a produit de nombreuses pièces de théâtre sur des thèmes liés au travail du sexe, tels que Neon Nightz et Les Demimondes. Son travail est mieux connu du public européen pour sa collaboration avec Bruce LaBruce, intitulée Give Piece of Ass a Chance.

www.montrealpalimpsex.com

COLLECTIFS

Pics from the Debbies

Debby Doesn’t Do It For Free (Australie)

I am What I am

Sex Worker Feminist Collective (Afrique du Sud)

The Pink Room + Campagne Stella

Stella (Québec)

Porno : Représentations & Conditions de Travail

Projections + TABLE RONDE avec Romy, anna polina, Alex Tivoli, Misungui, sabrina soraya abdellaoui
Dim 4 nov / 19h / Hall / ENtrée libre

Porno-féminisme, porno mainstream, slut-shaming et conditions de travail seront discutés par les personnes qui le font, dans cette table-ronde qui sera rythmée par des projections de films courts.

Travail du sexe & Migrations : Crossings – Migrant Sex workers stories

Documentaire / 40 MIN / version Originale : multilingue – sous-titres anglais
Projection + Table ronde / Avec Luca Stevenson (ICRSE), Giovanna Murillo Rincon, Juan Florian (Acceptess-T), Calo Giacometti et Hélène le Bail / Sam 3 nov / 16h / Hall / ENtrée libre

Crossings- Migrant Sex workers stories est un documentaire produit par des travailleuses du sexe sur la criminalisation et l’oppression auxquelles les travailleuses et travailleurs sexuels migran-ets sont confront-ées en Europe, ainsi que sur leur résistance et leur auto-organisation dans la forteresse Europe dans un contexte de racisme, xénophobie, misogynie et d’augmentatin des lois de criminalisation du travail sexuel. 5Dans ce film, 5 travailleuses du sexe racontent leur histoire et s’opposent avec force aux récits très répandus de victimisation et d’impuissance.
Ce film a été produit en collaboration avec des organisations de travailleuses et travailleurs sexuels de 5 pays européens, d’Ukraine, de Norvège, de France, d’Espagne et de Serbie et avec le Comité international pour les droits des travailleuses et travailleurs sexuels en Europe.
Le projet a été soutenu par le Programme de santé publique de l’Open Society Foundations.

Projection suivie d’une table-Ronde mettant en perspective les lois anti-migratoires, les législations sur le travail sexuel en France et en Europe, et leurs conséquences sur les vies des personnes en parcours de migration avec Luca Stevenson (ICRSE), Giovanna Murillo Rincon, Juan Florian (Acceptess-T), Calo Giacometti et Hélène le Bail (Chercheurs en charge de l’enquête sur l’impact de la loi du 13 Avril 2016 contre le « système prostitutionnel », dite « loi de pénalisation des clients »)

40 min / Original version : multilingual – English subtitles

Crossings is a sex-worker produced documentary about the criminalisation and oppression migrant sex workers face in Europe and their resistance and self-organising in Fortress Europe amidst increasing racism, xenophobia, misogyny and anti-sex work sentiments. 5 sex workers tell their stories and powerfully counter widespread narratives of victimhood and powerlessness in the movie.
The film was collaborately produced by sex worker organisations from 5 European countries, Ukraine, Norway, France, Spain and Serbia and the International Committee on the Rights of Sex Workers in Europe. 
The project was supported by the Public Health Program of the Open Society Foundations.

The projection is followed by a  Round Table putting into perspective anti-migration laws, sex work legislation in France and Europe, and their consequences on the lives of people in migration with Luca Stevenson (ICRSE), Giovanna Murillo Rincon, Juan Florian (Acceptess-T), Calo Giacometti and Hélène le Bail (Researchers in charge of the investigation on the impact of the law of 13 April 2016 against the « prostitution system », called « client criminalization law »)

Sex Cam

PROJECTION & TABLE RONDE avec Carmina
Sam 3 nov / 14h / Hall / ENtrée libre

Lors de cette projection-conférence il sera question de live cam, sex cam, webcam porno, de travail, de féminisme, d’empowerment et d’économie numérique.
Carmina évolue dans le monde du travail du sexe depuis 2013. D’abord journaliste pour Le Tag Parfait, elle essaie la webcam au bout de quelques mois pour comprendre ce phénomène sur lequel elle doit écrire un article. Elle décide finalement de consigner son expérience et son vécu de manière plus détaillée dans un blog : Le cul entre deux chaises. C’est ce qui servira de base au documentaire Amateurs Professionnels, qu’elle co-réalise avec le media indépendant de Nouvelle-Aquitaine Revue Far Ouest. Aujourd’hui Carmina continue d’écrire sur le monde de la webcam et du porno. Elle s’est également lancée dans la réalisations de ses propres courts-métrages pornographiques sous la marque Carré Rose Films, dans lesquels elle se met par fois en scène.

Conférence Alex Tigchelaar

Wish You Would Hear: Sex Worker Visibility and Perceptibility, from Postcards to the Virtual Space
Sam 3 nov / 13h / Hall / Entrée libre

Wish You Would Hear: Sex Worker Visibility and Perceptibility, from Postcards to the Virtual Spacel se penche sur les impacts de SESTA / FOSTA et de la surveillance numérique des travailleuses du sexe sous des lois américaines draconiennes.

Alex Tigchelaar est une militante des droits des travailleuses du sexe depuis 1993. Son activisme est multidisciplinaire et créatif et comprend du théâtre de cabaret, des films, des cartes postales, des sites Web et des actions de rue. Elle poursuit actuellement un doctorat à l’Université Concordia à Montréal, où elle examine la synecdoche ville / prostituée.

Sex Work is Work

COURTS métrages / 1H40
Sam 3 nov / 19h / SALLE concert - RDC / Entrée : 5 €

Sélection de court-métrages internationaux donnant à voir les vies des travailleuses du sexe dans différents contextes législatifs, leurs luttes, leurs résistances au stigma et aux discriminations.

Whores on Film

Documentaire de Juliana Piccilio
Projection d'ouverture + rencontre avec la réalisatrice / Ven 2 nov / 19h30 / STudio 1er étage / Entrée libre

Whores on Film est un documentaire en cours de réalisation qui explore l’histoire de la représentation des travailleuses du sexe au cinéma à travers le regard des travailleuses du sexe elles-mêmes. Au moyen d’entrevues et d’images d’archives, le documentaire examine les tropes des histoires de travailleuses du sexe en celluloïd.

Juliana Piccillo est une cinéaste et une écrivaine qui travaille dans le domaine du sexe depuis plus de 30 ans. Son travail a été projeté au Tribeca Film Festival, au Los Angeles International Short Film Festival, au Women in the Director’s Chair et dans d’autres salles. Elle est titulaire d’une maîtrise en beaux-arts en création littéraire et a travaillé comme journaliste pigiste. Son essai « Vice » apparaît dans l’anthologie, Hos, Hookers, Call Girls and Rent Boys. Elle vit à Tucson, AZ.

Whores on Film is a documentary in progress that explores the history of sex worker representation in cinema through the gaze of sex workers themselves. Through interviews and archival footage the documentary examines the tropes of celluloid sex worker stories.

Juliana Piccillo is a filmmaker and a writer who has done sex work on and off for over 30 years. Her work has screened in the Tribeca Film Festival, the Los Angeles International Short Film Festival, Women in the Director’s Chair, and others venues. She holds an MFA in Creative Writing and has worked as a freelance journalist. Her essay Vice appears in the anthology, Hos, Hookers, Call Girls and Rent Boys. She lives in Tucson, AZ.

Projection précédée de:

Creative Trafficking – Les Demimondes

Un court-métrage Opération Snatch

MUST SEE une exposition sur le trafic créatif dans le Grand Toronto. Les Demimondes ont créé ce film en réponse directe à un reportage à Toronto sur la traite des personnes.

A short film Operation Snatch

MUST SEE expose on creative trafficking in the Greater Toronto. Les Demimondes created this movie in direct response to a news report in Toronto about trafficking. Poking fun at the holy cow.

Putes & Féministes : POV

Courts métrages / 1h40
SAM 3 NOV / 17H / Studio 1er étage / Entrée : 5 €

Première partie de la sélection de court-métrages réalisés par des travailleuses du sexe. Discriminations putophobes, Empowerment, et dérision sont les moteurs de ces réprésentations crées par les personnes concernées. Toutes convergent vers cette indéniable évidence : les travailleuses du sexe sont féministes, leurs vies et analysent comptent.

A first cut of the selection of short films made by sex workers. Whorephobic discriminations, empowerment, and derision are the driving forces behind these representations created by the very people who are impacted. All pieces converge towards this undeniable evidence: sex workers are feminists, their lives and analysis matter

My Day with Tarna

Chris Caliman / 40 min

Ce documentaire suit Lady Tarna, dominatrice à Berlin, durant toute une journée. Un quotidien nu et une personnalité au travail, au-delà des clichés et fantasmes véhiculés sur la domination professionnelle.

This documentary follows Lady Tarna, a dominatrix in Berlin, for a whole day. A naked daily life and a personality at work, beyond the clichés and fantasies about professional domination

Putes en lutte

Oélia Gouret / 30 min

Le film Putes en Lutte est un documentaire d’une trentaine de minutes présentant quatre portraits de travailleur.ses du sexe croisant témoignages, récits de vie et particulièrement revendications politiques.

Étudiant.e à la HEAD (Haute Ecole d’Art et de Design) en arts visuels, militant.e et travailleur.ses du sexe, le travail vidéo et documentaire d’Oélia Gouret parle de luttes notamment queer, féministes et intersectionnelles, avec la volonté de rendre visible et faire entendre les personnes engagées dans ces activités.
Il en va de même pour ses travaux d’illustrations et de photographie mais de manière parfois plus intime et personnelle. 

The film Putes en lutte (tr: the Struggle of the Whores) is a documentary of about thirty minutes featuring four portraits of sex workers who give us their testimonies, their life stories and particularly their political demands.

A student at the HEAD (School of Art and Design) in visual arts, an activist and sex worker, the video and documentary work of Oélia Gouret showcases various struggles, including the queer, feminist and inter-sectional struggles, with the desire to make the people involved in these activities visible and heard.The same goes for her work in illustrations and photography, but it is sometimes more intimate and personal.

Predatory Prostitute

Juniper Fleming / 27 min

Ce documentaire réalisé intégralement à partir d’archives médias et d’extraits de film retrace l’histoire d’Aileen Wuornos, lesbienne, prostituée et considérée comme la première « femme serial killeuse » aux Etats-Unis. Juniper Fleming réalise avec cette œuvre une critique glaçante du sexisme et de la putophobie médiatique et politique, aussi bien qu’un magnifique hommage aux femmes qui décident de se défendre.

This documentary made entirely from media archives and film excerpts traces the story of Aileen Wuornos, a lesbian and a prostitute, considered as « the first female serial killer » in the United States. Juniper Fleming achieves with this work a chilling critique of the sexism and whorephobia in the media and politics, as well as a magnificent tribute to women who decide to defend themselves.

Live Nude Girls Unite

documentaire de Julia Query et Vicky Furnary / 1H15 / Version Originale : anglais – Sous-titres français
PROJECTION + Rencontre AVEC THIERRY SCHAFFAUSER (STRASS) / DIM 4 nov / 17h / SALLE concert - RDC / Entrée : 5 €

Film documentaire à la première personne sorti en 2000, retraçant la grêve et la syndicalisation des danseuses du bar à strip-tease le « Lusty Lady » de San Francisco. Ce film permet en toile de fond de revenir sur un débat vif du féminisme autour du sex work, et aborde différentes questions qui s’entremêlent dans la vie des danseuses en lutte : racisme, sexisme, stigmatisations et dévalorisation de leur activité, rapports avec leurs familles et lutte contre l’exploitation dans l’industrie du sexe. Live Nude Girls Unite permet aussi de revenir sur les prémices de ce qui deviendra une experience sociale importante du mouvement des travailleuses du sexe : la reprise en main de façon auto-gérée et coopérative du désormais défunt « Lust Lady ».

Julia Query & Vicky Furnary / 1H15 / Original version: english – french subtitles

Documentary look at the 1996-97 effort of the dancers and support staff at a San Francisco peep show, The Lusty Lady, to unionize. Angered by arbitrary and race-based wage policies, customers’ surreptitious video cameras, and no paid sick days or holidays, the dancers get help from the Service Employees International local and enter protracted bargaining with the union-busting law firm that management hires. We see the women work, sort out their demands, and go through the difficulties of bargaining. The narrator is Julia Query, a dancer and stand-up comedian who is reluctant to tell her mother, a physician who works with prostitutes, that she strips.

Projection followed by a discussion meeting with Thierry Schaffauser (STRASS) about Trade unionism and sex workers cooperatives exprimentations.