Las Girasoles del Nicaragua

Documentaire / Florence Jaugey / Durée : 1H10 / version Originale : espagnol - SOus-titres français + English
Projection + Rencontre avec Persona Nunez Garcia (Emputesidas) / Sam 3 nov / 15h / Studio 1er étage / Entrée : 5 €

Au Nicaragua, dix-huit travailleuses sexuelles ont été nommées médiatrices judiciaires par la Cour suprême et contribuent à résoudre les conflits qui se présentent dans leur milieu, mais aussi dans d’autres secteurs de la société. Pour la première fois dans le monde, les travailleuses du sexe ont accès à cette fonction. Le film suit ces femmes au cours de leurs médiations et les accompagne dans la lutte et les actions qu’elles mènent pour la reconnaissance et la régulation du travail sexuel autonome.

Florence Jaugey – Lenght : 1H10 Originale version : spanish - French + English subtitles /
Projection + discussion meeting with Persona Nunez Garcia (EMPUTESIDAS) about the specific context in Nicaragua.

Sixteen female sex workers have been named judicial aides by Nicaragua’s Supreme Court to facilitate the resolution of conflicts that come up in their work. It is the first time in the world that sex workers have had access to this function. The film accompanies some of these women in their mediation work and in the actions they promote through their association, Girasoles (Sunflowers) of Nicaragua, to gain recognition and regulations for autonomous sex work.

Là où les Putains n’existent pas

Documentaire / Ovidie / 56 min / Version Originale Suédois, Français – Sous-titres anglais
Projection + Rencontre avec Ovidie, Sarah Marie Maffesoli et Giovanna Murillo Rincon / Dim 4 nov / 17h / Hall / Entrée libre

La tragédie d’Eva-Marree, privée de ses enfants pour prostitution puis tuée par leur père. Dans un réquisitoire convaincant, la réalisatrice Ovidie dénonce les abus de pouvoir commis par un État suédois prétendument protecteur.
En Suède, dénoncent les interlocuteurs d’Ovidie (la mère d’Eva-Marree, Zenitha, son avocat, la responsable de son syndicat…), une « putain » ne saurait être une bonne mère. Si, comme cette jeune femme courageuse, qui témoigne dans un entretien d’archives avec une retenue et un charisme remarquables, elle ose refuser le statut de victime et d’irresponsable qu’on lui assigne, elle devient une ennemie de la société. En un réquisitoire convaincant contre un État « providence » dont aucun représentant n’a souhaité s’exprimer, la réalisatrice expose en détail l’hallucinant déni de justice qui a frappé Eva-Marree et ses enfants. Nombre de pays membres de l’Union européenne, dont la France, rappelle-t-elle aussi, ont adopté la législation suédoise criminalisant les clients de prostitué(e)s, l’autre volet selon elle d’une vision puritaine et répressive qui fragilise les travailleurs du sexe tout en affirmant les aider.

Everything’s better than a Hooker

Ovidie / 56 min / Originale version : swedish, french – English subtitles
Projection + discussion meeting with Ovidie, Sarah-Marie Maffesoli, and Giovanna Murillo Rincon

The incredible stigmatization of sex workers is juxtaposed against Sweden’s own celebration of its moral status in Europe in Ovidie’s latest documentary. Sex worker activist Eva Maree Kullander Smith was not only deprived custody of her children but eventually stabbed by the father ‑ a man with a documented violent past. An investigative film about the hypocrisy and moral double standards in Sweden’s law.
The talk will focus on violences against sex workersand hate crime, their structural causes, and the impact of the abolitionnist laws on sex workers lives.

Yes, We Fuck !

documentaire DE ANTONIO CENTENO ET RAÙL DE LA MORÉNA / 1H / version Originale : Espagnol - Sous-titres Français + Anglais
PROJECTION + RENCONTRE AUTOUR DE L’ASSISTANCE SEXUELLE avec flozif / DIM 4 nov / 14h / SALLE Concert - RDC / Entrée : 5 €

Yes, We Fuck ! est un documentaire qui aborde la sexualité chez les personnes à diversités fonctionnelles, celles et ceux qu’on appelle « handicapés ».
Yes, We Fuck ! n’est pas seulement un documentaire, il s’agit d’un projet évolutif où les personnes participent, dialoguent, controversent. Le processus d’élaboration sert à tisser des alliances entre différents collectifs qui travaillent politiquement les questions liées au corps et à la sexualité (féministes, queer, travailleuses-eurs du sexe, diversités fonctionnelles, obèses, trans, intersex, entre autres)
Ce projet entend montrer non seulement ce que peut apporter la sexualité aux personnes aux diversités fonctionnelles, mais aussi ce que peut apporter la réalité des diversités fonctionnelles à la sexualité humaine.

Antonio Centeno & Raul de la Morena / 1H / Original version : spanish - French + English subtitles
Projection + discussion meeting with floZif (Play night, What the Fuck Fest!) on her experience of being a sexual assistance for people with functional diversity

Yes, we fuck! is a documentary that seeks not only to address sexuality in people with functional diversity, but also a project where people participate to communicate their ideas and, above all, question themselves. Social networks are fundamental. The elaboration process is also being useful to establish connections with different groups and collectives that are working on political problematics related to body and sexuality (functional diversity, feminisms, transfeminisms, LGBT, queer, intersex, fat activism, etc.)

EMPOWER Perspectives de Travailleuses du sexe

Documentaire de Marianne Chargois / 1H10 / Version originale : français, chinois, Espagnol - Sous-titres français + Anglais
Dim 4 nov / 14h / Hall / Entrée libre

EMPOWER est une série de 3 portraits de travailleuses du sexe aux trajectoires hétéroclites croisant parcours de migration, identités Trans, féminisme, lutte contre le VIH, lutte contre la précarité et les discriminations.
Entremêlant parcours personnels, analyses politiques, et stratégies de résistance collective, Aying, Giovanna Murillo Rincon, et Mylène Juste mènent un véritable plaidoyer pour le droit des minorités.
Loin des dispositifs d’objectification souvent à l’oeuvre dans les oeuvres documentaires, EMPOWER est une mise à l’honneur des paroles, combats et engagements des travailleuses du sexe via une réalisation en collaboration active avec les protagonistes.

Marianne Chargois / 1H10 / Original version : french, chinese, spanish - French + English subtitles

EMPOWER is a series of 3 portraits of sex workers with heterogeneous trajectories crossing migration paths, Trans identities, feminism, the fight against HIV, the fight against precariousness and against discriminations.
Aying, Giovanna Murillo Rincon, and Mylène Juste make a real advocacy for minority rights, combining personal backgrounds, political analyses, and collective resistance strategies.
Far from the objectification devices often used in documentary works, EMPOWER is a tribute to the voices, struggles and commitments of sex workers through active collaboration with the protagonists.

Thema Domina : Kopfkino

Film de Lene Berg / 1H15 / Version originale : Allemand – Sous-titres français + Anglais
Projection + rencontre avec aXelle De Sade, dominatrice professionnelle / SAM 3 nov / 19h / Salle concert - RdC / Entrée : 5 €
Huit femmes sont assises derrière une longue table vêtues de divers tenues fétichistes sexuelles clichés : une militaire, une écolière, une directrice de cirque, une princesse, etc. Pendant qu’elles mangent et boivent, elles échangent autour de leur métier, qui est de réaliser les fantasmes sexuels de leurs clients – soit comme esclaves, soit comme dominatrices.
Que sont-elles prêtes à faire pour de l’argent ? Quel rôle leur propre désir joue-t-il dans leur travail ? Les situations qu’elles créent sont-elles réelles ou ne sont-elles que des fantasmes ? Ce qu’elles mettent en scène de façon pervers dans ces jeux de rôle  peut-il avoir une fonction thérapeutique ou cathartique ? Les femmes sont-elles des sujets ou des objets ? Victimes ou agresseurs ?
 
Kopfkino a été filmé pendant deux jours à Berlin en 2012. La conversation se déroule devant la caméra sans aucune intervention directe. Ces professionnelles du BDSM utilisent leurs propres mots et expériences, mais la situation dans laquelle nous les rencontrons est totalement mise en scène. Nous sommes sur un plateau de tournage. Expériences vécues et histoires réelles se rejoignent dans un univers d’illusions, de fictions et de fantasmes.
 
Lene Berg / 1H15 / Original Version : german – French + English subtitles
Projection + discussion meeting with the Dominatrix aXelle de Sade (STRASS) about the cliché and stereotypes on BDSM.

Eight women are seated behind a long table dressed as various female sexual clichés:a general, a schoolgirl, a circus director, a princess, etc. While they eat and drink, they exchange stories from their line of work which is to fulfill the sexual fantasies of their clients – either as slaves or dominatrixes.
Kopfkino was filmed over the course of two days in Berlin in 2012. Researched and structured ahead of the shoot by the director, the conversation evolves in front of the camera without any direct intervention. The women use their own words and experiences but the situation in which we encounter them is totally staged. We are on a film set. Real experiences and actual stories come together in a universe of illusions, fictions and fantasies.

Focus Brésil : POV

Projection + Table ronde / Sam 3 nov / 13h30 / Studio 1er étage / Entrée : 5 €

Daspu

Daspu ONG & Valentina Monti / 52 min / Version originale : portuguais – Sous-titres anglais

Daspu Fashion Label a été créé par Davida, un collectif de travailleur-euses du sexe basé à Rio de Janeiro. Par le biais de Daspu, Davida cherche à renforcer la lutte contre la discrimination des travailleuses et travailleurs sexuels et à promouvoir la prévention des MTS/sida. Sous le slogan « La mode pour le changement », des prostituées et des sympathisants servent de modèles aux défilés de mode dans les quartiers rouges, aux conférences sur la prévention contre le sida et aux expositions artistiques, gagnant ainsi en visibilité et touchant un public large et varié. Les T-shirts mettent l’accent sur les droits humains et la dé-stigmatisation des travailleuses du sexe, principalement par le biais de messages ironiques centrés sur les questions touchant les travailleuses du sexe : sexualité, prévention, droits. « Nous sommes mauvaises, et nous pouvons être pires » et « Avant le spectacle, accordez votre instrument » sont quelques-uns des messages qui sont devenus des objets de désir. Le nom provocateur « Daspu » est une forme abrégée de « das putas » (par des putes). Le film Daspu – putas prêt-à-porter suit les premières années de Daspu, ses protagonistes, ses performances, ses défis et ses succès.

Daspu ONG & Valentina Monti / 52 min / Original version : portuguese – English subtitles

Daspu Fashion Label was created by Davida, a sex worker collective based in Rio de Janeiro. Through Daspu, Davida seeks to strengthen the fight against discrimination of sex workers and to promote STD/Aids prevention. Under the slogan “Fashion for change”, prostitutes and sympathizers act as models on catwalks in red light districts, Aids prevention conferences and art exhibitions, thus gaining visibility and reaching a broad and diverse public. T-shirts focus on human rights and Aids prevention and target society at large, mainly through the use of ironic messages centered around the issues affecting prostitutes: sexuality, prevention, rights. “We are bad, and we can be worse” and “Before the show, tune your instrument” are some of the messages that have become objects of desire. The provocative name “Daspu” is a shortened form of « das putas » (by whores). The film ‘Daspu – putas prêt-à-porter’ follows the first years of Daspu, its protagonists, performances, challenges and success.

Kaliarda

Documentaire de Paola Revenioti
Projection + Rencontre avec la réalisatrice / SAM 3 nov / 19h / Studio 1er étage / Entrée : 5 €

Kaliarda (2015, 58᾽) est le premier et unique documentaire qui retrace l’histoire de Kaliarda, un langage argotique secret inventé par des travailleur.se.s du sexe grec.que.s comme un moyen de protection. Développé à partir des années 1940, Kaliarda a été réapproprié par les femmes trans et les homosexuels pendant les années d’extrême répression notamment la période de la dictature militaire (1967-1974). Son emploi a continué, tant à Athènes qu’en province, jusque dans les années 1980 notamment dans les lieux de drague homosexuelle et de travail du sexe. Dans le film témoignent aussi bien des personnes ayant pratiqué le Kaliarda que des chercheurs et artistes. Kaliarda, montré pour la première fois en France, a déjà été projeté, entre autres, à Athènes, à Londres, à Berlin et à Amsterdam.

Paola Revenioti, réalisatrice, photographe et travailleuse du sexe, est une figure emblématique de la contreculture grecque. Elle fait partie des premières militantes trans en Grèce, depuis la fin des années 1970. Entre 1982 et 1993 elle éditait Kraximo, la toute première revue queer en Grèce dont les premiers numéros portaient le sous-titre « toute activité rémunérée égale prostitution ». En 1985 a paru Saltarisma, un recueil de ses poèmes. En 1992, elle a co-organisé une des premières éditions du festival Gay Pride à Athènes. Depuis 2011, elle a réalisé une dizaine de films documentaires. En 2013, deux expositions rétrospectives de son œuvre photographique ont eu lieu, à Athènes et à Londres.

Kaliarda (2015, 58’) is the first and only documentary that traces the history of Kaliarda, a secret slang language invented by Greek sex workers as a means of protection. Developed in the 1940s, Kaliarda was re-appropriated by trans women and homosexuals during the years of extreme repression, especially during the military dictatorship (1967-1974). It continued to be used, both in Athens and in the provinces, until the 1980s, particularly in places where homosexuals and sex workers gathered. People who have spoken Kaliarda, as well as researchers and artists testify in the documentary. Kaliarda, shown for the first time in France, has already been screened, among other places, in Athens, London, Berlin and Amsterdam.

Paola Revenioti, a director, a photographer, and a sex worker, is an emblematic figure of the Greek counterculture. She was one of the first trans activists in Greece in the late 1970s. Between 1982 and 1993 she worked as editor of Kraximo, the first ever queer magazine in Greece of which the first issues bore the subtitle « any paid activity equals prostitution ». 1985 saw the publication of Saltarisma, a collection of her poems. In 1992, she co-organized one of the first editions of the Gay Pride Festival in Athens. Since 2011, she has directed a dozen documentaries. In 2013, two retrospective exhibitions of her photographic work took place in Athens and London.

Bod Mod Dysphoria

Espace PIERCING & TATOO / Gordon B. Rec & Maxime Maes
Tous les jours / 14h-19h / hall

Putes, queers, transgenre, freaks, pédés, dark shanti, cyborg … Gordon B. Rec & Maxime Maes ambitionnent de proposer de jolies modifications corporelles, accessibles à toutes et tous, pour le plaisir des un.e.s et des autres, que vous soyez déjà complètement accro ou simple novice …

Whores, queers, transgender, freaks, fags, dark shanti, cyborg … Gordon B. Rec & Maxime Maes ambition to offer pretty bodily modifications, accessible to all, just for the pleasure of it, whether you are already completely hooked or a complete novice.

Le Baiser de la Pute

PERFORMANCE de LNI
Sam 3 nov / 19h-21h / Hall / entrée libre

Le Baiser de la Pute propose une dynamique public/auteur autour d’échanges charnels tarifés. Contrairement au Baiser de l’artiste d’ORLAN, Le Baiser de la Pute ne traite pas que de l’hypocrisie de la façon dont la société a traditionnellement divisé l’image féminine en madone et putain, mais il suggère également que le baiser de la pute est beaucoup plus cher. Il s’agit d’une invitation à dé-stigmatiser le travail sexuel, une proposition faite aux femmes de tirer profit du stigmate.

LNI est une artiste qui travaille divers médias – la vidéo, la performance, la photographie et l’écriture. Son travail part du principe que le corps humain est un enjeu politique majeur. Après des études en sciences politiques (Université d’Aristote, Grèce) alors qu’elle travaillait le théâtre, elle s’installe en France pour étudier le cinéma (Master 2 Sorbonne nouvelle, EICAR). Cependant, sa curiosité sexuelle l’amène au travail du sexe –modèle érotique, webcam etc. Ce changement de vie déclenche une démarche mettant en lien entre réflexivité, art et la sexualité. Le fruit de ce travail est la revue audiovisuelle Intelsexualité dont son site est en dernier phase de construction. Actuellement, elle réalise un travail photographique autour de la conception bipolaire de la féminité maman/putain.  LNI, née en Grèce, mais nomade du cœur, vit et travaille à Paris.

Le Baiser de la Pute (tr: the whore’s kiss) offers an audience/author dynamic around tariffed carnal exchanges. Unlike The Baiser de l’Artiste d’Orlan (tr: the kiss of the artist of Orlan), Le Baiser de la Pute does not deal only with the hypocrisy of how society has traditionally divided the feminine image into either a Madonna or a Whore, but it also suggests that the kiss of a whore is much more expensive. This is an invitation to de-stigmatize sex work, a proposition made to women to take advantage of the stigma.

LNI is an artist who works with various media – video, performance, photography and writing. Her work is based on the assumption that the human body is a major political issue. After studying political science (University of Aristotle, Greece) while working in theater, she moved to France to study cinema (Master 2 at the New Sorbonne, EICAR). However, her sexual curiosity brings her to sex work – be it as an erotic model, on a  webcam etc. This change of life triggers an approach linking reflexivity, art and sexuality. The result of this work is the audiovisual magazine Intersexualité (intersexuality) of which the website is in the last stages of construction. Currently, she is working on a photographic piece around the bipolar conception of the femininity in being both a Mother and a Whore. LNI, who was born in Greece, is a nomad at heart, and lives and works in Paris

Full Service

PERFORMANCE interactive de daniel hellMann
Sam 3 - Dim 4 nov / En continu 15h-19h / hall / entrée libre
Le performeur Daniel Hellmann est prêt à fournir tous les services que les passants ou les spectateurs pourraient souhaiter – tant que le performeur et le participant parviennent à se mettre d’accord sur un prix. Le panel des services est considérable : «Je te fais un sandwich», «Je te fais une fellation», «Je fais tes impôts». Full service est un jeu dont on ne connaît jamais l’issue.

Après négociation, les services sont rendus immédiatement sur place : face au public ou dans une tente mobile privée. Tous les services rendus et les montants sont répertoriés en ligne sur www.full-service-project.com

Full Service met en lumière la nature capitaliste de la négociation. Le performeur n’ayant a priori aucune limite. Il est bon commerçant, amical, conciliant et il essaye toujours de trouver un chemin d’entente. Quiconque ose peut expérimenter l’accomplissement de ses désirs les plus profonds – qu’ils soient plaisants ou dérangeants. Jusqu’où iront le performeur et les participants ? Quels mécanismes contrôlent leur relation ? Quels sont les taux de change entre argent et pouvoir ? Et qui ose faire des règles de négociation une affaire à négociation.
Après 53 performances et 648 services exécutés en Europe, en Asie et aux Etats-Unis, Daniel Hellmann va présenter  Full Service pour la première fois en France. Cette tournée est possible avec les soutiens de Stadt Zürich Kultur et Pro Helvetia.

Do you have a specific wish, a need, a desire? Performer Daniel Hellmann is ready to provide any service you may desire – immediately and on-site. For Daniel Hellmann nothing is too much to ask: a declaration of love? A strong hug? A heated discussion? You can have it all – as long as you manage to agree on the conditions and the price. The fulfillment of your deepest desires will either be exciting, pleasant or disturbing!

 Full Service is a game with an open ending. How far will performer and participants go? Which mechanisms control their relationship? What are the exchange rates of money and power? And who dares to make the rules of negotiation a matter of negotiation themselves?